MacBook Pro 2016

Apple a enfin mis à jour ses MacBook Pro et rarement a-t-on lu autant de reproches sur de nouveaux produits de la pomme. C'était à prévoir : cela fait plus de 4 ans que nous avons eu une mise à jour significative sur les MacBook Pro. L'attente était immense et donc impossible à combler.

hello again ?

Cela a mal commencé avec l'invitation intitulé hello again.

Un peu d'histoire : le Macintosh original s'était présenté avec écrit "hello" sur son écran.

L'iMac introduit en 1998, premier ordinateur du retour de Steve Jobs, s'est présenté avec écrit "hello (again)".

Donc la conférence se présente comme le renouveau du Mac. Il était impossible pour Apple en 2016 d'avoir un tel retentissement sur le marché des ordinateurs qu'il a eu en 1984 et en 1998. C'était perdu d'avance.

Processeur

Quand vous attendez une mise à jour depuis si longtemps, vous vous attendez à avoir les tous derniers processeurs. Ce n'est malheureusement pas le cas : les MacBook Pro ont des processeurs Skylake et non Kaby Lake (qui est le dernier sorti). La raison est simple : Kaby Lake ne sortira en nombre suffisant qu'à partir de janvier 2017.

Que 16 Go de RAM maximum

Beaucoup de personnes sont déçues de ne pas pouvoir choisir 32 Go de RAM. D'autant plus que la RAM n'est pas remplaçable. Du coup, il est intelligent de prendre un modèle avec le plus de RAM possible dès le départ. Vous n'avez pas le choix : vous devez prendre 16 Go. Mais il y a une explication technique à cela : pour faire simple, c'est la faute d'Intel. Skylake n'est pas compatible avec la mémoire LPDDR4 (LP pour Low Power). Kaby Lake sera compatible avec la version U mais pas LP. Du coup, pas de LPDDR4 avant 2018 au moins sur portable.

Voyons ce que fait la concurrence. Dell fait d'excellents portables appelés les XPS. La version 13 pouces n'a pas d'option à 32 Go de RAM. La version 15 pouces vous le permet mais au prix d'une moins bonne durée de vie de la batterie.

Le Surface Book de Microsoft aussi ne peut pas avoir plus de 16 Go de RAM.

Il faut tout de même admettre que 16Go de RAM est largement suffisant pour 90% des utilisateurs, et le sera pour les années à venir.

Apprenez à aimer l’USB-C

De la même manière que l'USB a supplenté la plupart des cables, l'USB-C va être l’avenir. Il est vrai qu’on ne peut pas brancher son dernier iPhone sur son dernier Macbook Pro sans adaptateur ce qui est bizarre.

L'USB-C permet de laisser passer de nombreux signaux, tels que l'USB 1, 2 et 3 évidemment. Mais ce n'est pas tout : il supporte aussi d'autres protocoles comme le DisplayPort, le HDMI ou Thunderbolt et permet le chargement (sur le MacBook et les derniers MacBook Pro vous rechargez l'ordinateur par n'importe quel port USB-C). Jusqu'à présent c'est positif : c'est clairement le port qui permet de tout faire et qui remplacera à terme toutes les connectiques (ou presque). Mais il y a évidemment un revers de la médaille : tout cable USB-C n'est pas compatible avec tous les protocoles. Certains cables ne permettent pas de recharger, d'autres ne peuvent pas utiliser Thunderbolt, etc. Pire : en utilisant un cable USB-C incompatible, vous pouvez endommager votre ordinateur. Et là où ça devient marrant : les cables vendus par Apple (pour l'instant) ne permettent pas d'utiliser Thunderbolt 3 . Et je ne parle pas du MacBook Pro 13" qui est compatible Thunderbolt 3 que sur les ports d'un côté...

Prix

Le redesign a amené une aumgentation de prix. En moyenne, les nouveaux MacBook Pro sont 200€ à 400€ plus chers que les versions 2015. En plus, vous n'aurez plus dans la boite l'extension de cable d’alimentation. Je trouve ça petit. Non seulement ils sont chers, mais comme d'habitude ils ne sont plus modifiables. Impossible donc de changer de SSD ou de RAM (comme j'ai pu le faire sur mon vieux MacBook Pro : j'ai remplacé 4 Go de RAM par 8 et j'ai enlevé le disque dur de 500 Go lent à cause de ses 5200 tours/minute par un SSD, j'ai aussi enlevé le lecteur DVD pour y mettre un deuxième disque dur). Le disque dur est moins génant car on peut brancher un disque dur externe sur USB-C (donc Thunderbolt 3). Ainsi, pour avoir un ordinateur suffisamment costaud pour affronter les 5 prochaines années, on se retrouve avec des ordinateurs à plus de 3000€ mais avec que 16 Go de RAM...

Ceci étant, à chaque redesign, Apple a l'habitude d'augmenter le prix pour le baisser 6 mois ou un an plus tard à la prochaine mise à jour. Comme on en a l'habitude, il faudra alors encore attendre. J'espère seulement que mon MacBook Pro qui a plus de 6 ans survivra jusque là.

Adieu

Chime

C'est le son que fait le Mac au démarrage. Il a changé au fur et à mesure des années. Pour la première fois, les nouveaux MacBook Pro ne feront pas ce son au démarrage. Beaucoup de fans de la pomme s'en trouvent attristés. Pour ma part, cela ne me touche pas. Je fais parti des personnes qui l'ont désactivé grâce au terminal car cela me génait d'avoir un ordinateur qui fait du bruit à chaque démarrage. En tout cas, une page se tourne.

Si vous êtes vraiment nostalgique, vous pouvez réactiver le chime grâce au terminal :

sudo nvram BootAudio=%01

Pour le désactiver :

sudo nvram BootAudio=%00

Logo éclairé

Je suis par contre un peu plus contrarié que le logo ne soit plus illuminé. Cela est du au fait que l'écran est maintenant trop fin pour mettre une LED à cet endroit. C'est dommage car je trouvais cela joli. On pouvait l'anticiper car le MacBook lui aussi n'avait plus de logo illuminé.

MagSafe

Comme pour le logo, ce n'est pas une surprise : le MagSafe était déjà absent sur le MacBook. Cependant, cela avait une vraie utilité. Outre le fait d'éviter de faire tomber son ordinateur en tirant sur l'alimentation, le MagSafe avait d'autres avantages. Notamment, la possibilité de voir, grâce à une LED, si l'ordinateur est en train de charger (couleur rouge), est chargé (couleur verte) ou ne charge pas (aucune lumière). On perd toutes ses informations. Il y a donc un risque de brancher son MacBook Pro et de se rendre compte qu'on l'avait mal branché et que la batterie est à plat. Pourquoi ne pas avoir mis une sorte de MagSafe sur le cable d'alimentation lui-même ?

Accessoires

Les nouveaux MacBook Pro n’ont que des port USB-C, exit donc le lecteur de cartes SD et les ports USB classiques. Je ne pense pas que ce soit un problème pour une majorité de personnes. J’ai conscience que certains cela va rendre l’utilisation beaucoup plus problèmatique. Moi-même, j'utilise tous les jours un adaptateur mini-DVI vers DVI (pour brancher sur un moniteur), mini-DVI vers VGA (pour brancher sur un vidéoprojecteur), mini-DVI vers HDMI (pour brancher sur des vidéoprojecteurs récents). A terme, tout sera en USB-C. En attendant, il faut avoir des adaptateurs.

Investissement

Du coup, le jour où je changerais mon ordinateur vieillissant, il faudra investir dans des adaptateurs :

  • USB-C vers HDMI

  • USB-C vers DVI

  • USB-C vers VGA

  • USB-C vers USB

  • Extension alimentation

Et je ne parle pas d’éventuels hub USB-C avec sortie USB classique ou de hub Thunderbolt (qui sont très chers).

Bref, il faut prévoir un budget accessoires conséquent.

Touch Bar

C’est la grande nouveauté de cette génération. La première question qui me vient est : quid des ordinateurs de bureau ? Aura-t-on des claviers pour iMac avec Touch Bar ? Je ne pense pas. C’est bizarre d’avoir une avancée qui n’est disponible que sur une partie des ordinateurs. C’est un des signes qui me fait penser qu’Apple abandonne petit à petit les ordinateurs de bureau.

Chose intéressante : la Touch Bar est en fait un mini écran iOS sur Mac (avec un processeur cousin de celui de l’Apple Watch).

La Touch Bar me fait forcemment penser à un clavier qui m’a fait longtemps rêvé : le maximus. Il est évident, qu’à terme, le clavier du MacBook Pro sera beaucoup plus animé que maintenant. Comme le maximus ou alors carrément la partie basse du MacBook Pro sera un écran tactile, c’est-à-dire un iPad…

Touch ID

Comme pour les iPad/iPhone, le Touch ID est de la partie pour les ordinateurs portables d’Apple. Il faut dire que c’est pratique de ne pas à avoir à entrer son mot de passe.

Couleurs

Je suis un peu déçu des nouvelles couleurs disponibles. J’aurais voulu une option noir mat, trouvant le Space Grey un peu trop clair. Peut-être pour la prochaine version.

Ecran

On en a l’habitude, Apple fait de supers écrans. Et c’est le cas pour les MacBook Pro : évidemment Retina, plus lumineux, avec un fort contraste. Le problème est quand on doit passer à un autre écran…

Mac Pro, Mac Mini et écran

Apparemment, Apple ne fabriquera plus de moniteurs. C'est un signe qu'Apple risque de ne plus mettre à jour les Mac Pro et Mac Mini. Il serait bizarre d'acheter un Mac Pro/Mini et de devoir acheter un moniteur d'une autre marque. C'est quand même incongru de voir le patron d'Apple dire : "vous voulez un moniteur ? Eh bien allez voir celui de LG qui est vraiment bien".

Concernant les Mac Pro et Mac Mini, je peux comprendre qu’Apple ne soit plus intéressé par ces marchés. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi continuer à les vendre ? C’est de l’irrespect total pour le client de vendre encore ces machines.

Processeurs ARM ou x86

Les problèmes de mise à jour sont en parti de la faute d’Intel qui est en retard dans la production de ses derniers processeurs. Cela pourrait pousser Apple à voir ailleurs ou à faire ses propres processeurs pour les Mac. Aller voir ailleurs veut dire aller voir AMD, mais franchement ce n’est pas réellement mieux.

Reste la solution de la production de processeurs par Apple. On parle depuis des années de Mac avec puce ARM (comme les AX sur les iPhone/iPad). Premier problème : la compatibilité. Apple a connu des transitions de CPU : 68000 vers PowerPC, PowerPC vers Intel. A chaque fois, cela a posé des problèmes. Ici aussi, cela compliquerait les choses (impossible par exemple de faire de la virtualisation avec des processeur ARM : impossible d’utiliser Windows sous Mac). Ou alors, Apple acheterait une licence x86 et fairait ses propres processeurs concurrents d’AMD et Intel.

Dans les deux cas, je n’y crois pas. Tout simplement parce que c'est un investissement important et Apple ne veut plus investir massivement sur une plateforme qui est négligeable (par rapport aux iPhone/iPad).

Il est facile de transformer Intel en grand méchant. Evidemment, Intel a eu plusieurs problèmes ses dernières années. Ceci étant, si Apple avait régulièrement mis à jour ses ordinateurs à chaque fois qu'un nouveau processeur sortait, on n'entendrait pas aujourd'hui tous ces reproches.

Il est urgent d’attendre

Cette mise à jour est conséquente. Cependant, elle met le doute sur plusieurs points. Mon ordinateur a aujourd’hui plus de 6 ans mais il fonctionne bien. Je vais donc attendre de voir si Apple va mettre à jour les processeurs rapidement. S’il n’y a pas de mise à jour processeur ou carte graphique en 2017, cela démontrera le désintérêt total pour la plateforme Mac.

Qu'attendre des nouveaux iPhone 7 et 7 Plus ?

Mercredi Apple présentera ses nouveaux iPhone. Nous ne savons pas encore le nom de ces nouvelles versions, je prends la liberté de les appeler iPhone 7 et 7 Plus.

Design

Nous avions l'habitude qu'Apple change le design de ses téléphone tous les deux ans, avec entre deux redesigns une amélioration interne intitulé S. Exemple : iPhone 4/4S, 5/5S, 6/6S. Cette année, Apple ne changera pas de design. L'iPhone 7 ressemblera beaucoup en apparence à l'iPhone 6 et 6S. Vous pourrez vraisemblablement garder vos coques et autres protections qui vont à votre iPhone 6/6S, elles iront parfaitement à l'iPhone 7. Des rumeurs disent qu'Apple prépare un redesign important pour l'iPhone qui sortira en 2017, marquant les 10 ans du produit.

Ils seront disponibles en 5 couleurs : or rose, or, gris, noir et noir piano (qui sera glossy, parfait pour garder vos traces de doigts bien grasses). Exit donc le gris sidéral qui n'était ni vraiment gris, ni vraiment noir (ni vraiment sidéral).

Appareil photo

Le plus grand changement sera pour l'iPhone 7 Plus qui aura un appareil photo avec deux objectifs : un grande angle et un pour le zoom avec un capteur 12 megapixels. Cela lui permettra de prendre des photos de meilleur qualité et d'ajouter un effet bokeh que l'on retrouve chez les reflex.

Pour l'iPhone 7, l'appareil photo sera mis à jour avec un nouveau capteur et avec peut-être une stabilisation optique (que l'on trouve déjà sur les versions Plus) qui permettra d'avoir une meilleur performance dans les conditions de faible luminosité.

Quatre flash : deux pour les couleurs chaudes, deux pour les couleurs froides (au lieu de deux actuellement).

Au revoir la prise casque

Cela fait déjà beaucoup polémique. Et ce n'est pas fini. Les nouveaux iPhone n'auront plus de prise casque. A la place, on trouvera ce qui ressemble à un nouveau haut-parleur. Cependant, peut-être que ce ne sera juste qu'une grille esthétique afin d'avoir une symétrie autour du port Lightning. Cette grille pourra éventuellement caché un autre micro.

Alors pourquoi se débarrasser de la prise casque ?

La raison qu'avancera Apple sera sans doute (pour des questions marketing) l'augmentation de la qualité audio en passant par le port Lightning.

Cela permettra une meilleur résistance à l'eau, voire rendre l'iPhone complètement étanche. Ceci étant, je vois mal Apple en faire la publicité. Cela inciterait à une utilisation à risque.

On peut penser à une augmentation l'épaisseur de la batterie (on peut rêver...) ou à faire la place pour une nouvelle puce, comme par exemple pour mieux gérer le 3D Touch.

Comment faire sans la prise casque ?

Première solution, acheter des écouteurs avec un port Lightning. Nul doute qu'Apple fournira avec le prochain iPhone des écouteurs Lightning. Beats offrira évidemment des produits compatibles.

Apple poussera aussi les casques et oreillettes bluetooth. Ce n'est pas nouveau : les écouteurs sans-fil se vendent plus que les filaires. Il est vrai que le futur est au sans-fil : c'est très pratique car les fils ne nous gène pas, très pratique quand on fait du sport. Néanmoins, la qualité audio est encore un cran en dessous (même si ça s'est arrangé) des casques filaires et cela fait encore un autre produit avec batterie qu'il faut penser à recharger...

Enfin, Apple proposera évidemment un adaptateur Lightning/prise casque vendu une fortune. Des rumeurs indiquent que cet adaptateur sera livré dans la boite de l'iPhone 7, j'en doute.

Nouveau bouton Home

Qui ne sera pas un bouton ! Même principe que l'écran de l'Apple Watch ou le trackpad du MacBook : le bouton Home ne sera pas un bouton, il y aura juste un retour haptique pour indiquer que le bouton a bien été pressé (une sorte vibration évoluée). Cela se comprend : le bouton Home est très sollicité et il a été pendant longtemps une des premières sources des retours d'iPhone car il se cassait facilement (l'iPhone 4 avait ce problème récurrent). De plus, cela aide à rendre l'iPhone étanche.

Matériel

Nouveau processeur A10 cadencé à 2,4 GHz (soit un bon important par rapport à l'A9 cadencé à 1,85 GHz) avec des puces 4G et Wi-Fi plus rapides. Peut-être une amélioration de la durée de vie de la batterie grâce à des puces plus efficientes et une batterie légèrement plus épaisse (grâce à l'abandon de la prise casque).

L'iPad Pro a amené des avancées dans la gestion des couleurs. Peut-être que l'iPhone en héritera, comme l'option True Tone qui adapte la couleur de l'écran à l'éclairage ambiant ou un écran avec une palette de couleurs élargie.

Niveau RAM : 2 Go pour l'iPhone 7 et 3 Go pour la version Plus.

Enfin, la version 16 Go va disparaître. A la place, nous aurons le choix entre 32, 128 et 256 Go. Rien n'indique la présence d'une version 64 Go.

Une haut parleur de qualité sera intégré à la place de l'écouteur, permettant du son stéréo quand l'iPhone est mis en mode paysage.

Le capteur de proximité qui fonctionnait sur la présence ou nom de lumière sera amélioré avec une version utilisant un système à laser.

Enfin, j'attends avec impatience une annonce pour les nouveaux MacBook Pro mais il semblerait que ce sera pour une autre keynote un peu tard vers la fin d'année.

La guerre des voitures autonomes commence

Uber ouvre les hostilités

En septembre, Uber va lancer un service de taxi de voitures autonomes. Les habitants de Pittsburgh pourront appeler une voiture Uber qui sera conduite par un ordinateur. Plus précisément, il y aura une personne derrière le volant et sur le siège passager, mais ce seront des ingénieurs présents pour vérifier que tout fonctionne bien.
C'est le premier pas concret d'Uber dans le secteur des voitures autonomes. Ce n'est pas étonnant : Uber avait déjà débauché les principaux cerveaux derrière le département d'intelligence artificielle de l'université de Carnegie Mellon. Certains parlent même de "pillage" tellement Uber a embauché...

Ce n'est pas vraiment une surprise : le coeur de métier d'Uber est de transporter des personnes. Or, Uber a perdu plus d'un milliard de dollars pendant les six derniers mois. La plus grosse charge ? Plus de deux milliards payés aux chauffeurs Uber. Il est évident que l'objectif est de faire en sorte de moins payer les chauffeurs.

A terme, Uber se voit comme l'entreprise à la tête de la plus grande flotte de voitures autonomes avec toujours un même but : transporter des personnes. Cette transformation me rappelle celle engagée par Netflix. Au départ, Netflix permettait de louer des DVD par correspondance. On commandait un DVD sur le site Internet et on le recevait dans la semaine. En le renvoyant, on pouvait alors louer un autre DVD. Puis, Netflix s'est modernisé et est devenu le numéro 1 du streaming, bien loin des DVD dans les boites aux lettres. Cela a demandé des investissements colossaux ainsi que des changements drastiques dans la gestion de la société.

A la différence de Netflix, Uber doit s'allier avec un autre acteur économique : un constructeur de voitures. Afin de faire ses tests à Pittsburgh, Volvo vend des voitures à Uber qui construit son propre système de voiture autonome. Ce qui est surprenant, c'est qu'il n'y aura pas de partage technologique entre Volvo et Uber. D'ailleurs, Volvo construit de son côté son propre système de voitures autonomes qui sera en test à partir de l'année prochaine.

Toyota et autres investissent

Du côté des constructeurs automobiles, c'est la panique. Ils craignent de devenir obsolètes à cause d'Uber, Google, Microsoft, Apple et les autres. Regardez ce qui s'est passé avec Nokia, Palm, Motorola, BlackBerry (alors RIM) et les autres avec l'arrivée d'Apple (avec l'iPhone) et de Google (avec Android). Les constructeurs automobiles ne veulent pas devenir les futurs BlackBerry.

Alors ils investissent. Comme Toyota qui a investi plus d'un milliard dans des centres de recherche en intelligence artificielle dans la Silicon Valley. D'autres mettent en place des partenariats en espérant récolter les fruits du travail des ingénieurs californiens. Ford travaille avec Google, General Motors s'allie avec Lyft (concurrent d'Uber).

D'autres comme Mercedes, craignant un peu trop la puissance de la Silicon Valley, décident de travailler sans eux. C'est un enjeu sans précédent. Le chiffre d'affaires du secteur automobile est de plusieurs milliers de milliards par an. Chacun veut sa part du gâteau.

Quand les voitures non-autonomes seront interdites à la vente ?

Il est évident que les voitures autonomes vont transformer notre façon de se déplacer. On peut imaginer aller au travail et demander à sa voiture ensuite de trouver une place pour se garer, quitte à ce que ce soit à plusieurs kilomètres. En sortant du travail, la voiture autonome viendra nous chercher devant notre entreprise. On peut imaginer même ne pas posséder de voiture, mais d'avoir un abonnement avec lequel nous pouvons appeler une voiture quand on en a besoin.

La mise au point de voiture autonome est un problème complexe à gérer, beaucoup plus difficile que ce que croit le grand public. Mais il sera sans doute régler dans les 10 ans à venir au vu des investissements consentis. D'ailleurs, les voitures actuelles embarquent de plus en plus de systèmes automatiques. Par exemple, aux USA il sera interdit d'ici 2022 de vendre des voitures sans système de freinage automatique.

La plupart des accidents de voitures sont provoqués par des erreurs humaines : excès de vitesse, alcool, drogues, médicaments, erreurs, fatigue, etc. Nul doute que les voitures autonomes amélioreront la sécurité sur les routes. Je vois bien de mon vivant le nombre de morts sur les routes en France passer en dessous des 1000 par an (nous en sommes à plus de 5000).

Ceci étant, je me pose la question : quand est-ce que les voitures classiques seront interdites à la vente pour des questions de sécurité ? Cela est un vrai changement de vie si une personne n'a plus le droit de conduire car cela serait trop dangereux (pour le conducteur et pour les autres). Peut-être 2050 ?

L'histoire d'Apple Vol.1 : le commencement

C'est avec joie que je vous annonce un tout nouveau site ainsi qu'un tout nouveau livre !

C'est le premier volume qui concerne l'histoire d'Apple qui concerne le début de l'aventure de 1986 à 1985. De la création de la société à l'éviction de Steve Jobs. Je pense faire 3 autres volumes.

Le volume 2 portera sur les années sans Steve Jobs (de 1985 à 1997) et je compte le publier en 2017.

Le volume 3 portera sur la reprise en main par Steve Jobs de 1997 à 2001 (je pense qu'il sera publier en 2018).

Enfin, le volume 4 se concentrera sur la fantastique montée en puissance de 2001 à 2011, de l'iPod jusqu'à la mort de Steve Jobs. 

Tout cela est encore sujet à changement, je ne sais pas encore si je vais inclure l'iPod dans le volume 3 ou 4. 

Le volume 1 est disponible chez Amazon pour moins d'un euro.

Bonne lecture.

Stratégie de sauvegardes de données

Arrêtez tout et sauvegarder votre ordinateur maintenant !

Un élément extrêmement important en informatique, qui est souvent négligé par le grand public, est la nécessité de faire des sauvegardes régulièrement. Pour beaucoup de personnes (et d’entreprises), la valeur des données dépasse la valeur du matériel. Par exemple, on tient beaucoup plus aux photos et vidéos de nos proches qu’à nos ordinateurs. Alors que cela fait des années que les principaux systèmes d’exploitation intègrent des systèmes de sauvegardes automatisées, beaucoup ne connaissent même pas l’existence d’un tel système. Dans l’univers Macintosh, l’arrivée de Time Machine avec Leopard en 2007 a simplifié grandement les choses. La solution de sauvegarde la plus simple est de connecter un disque dur externe en USB qui fera la sauvegarde intégrale de votre ordinateur. Le premier problème vient de la fragilité des disque durs, notamment externe. Donc, ce n’est pas une solution suffisante.

NAS

Certains vont préconiser l’utilisation d’un NAS : Network Attached Storage. Le principe est simple : avoir sur un réseau un ordinateur qui s’occupera du stockage de données. Il intégrera généralement un système RAID qui permettra de limiter les problèmes liés à la fragilité des disques durs. Pour ma part, j’ai installé un NAS sur lequel sera centralisé toutes les sauvegardes Time Machine de tous mes ordinateurs. De plus, j’ai installé sur le NAS ma bibliothèque iTunes. Cela a deux avantages : libérer de la place sur ma machine et pouvoir utiliser mon système Sonos même quand aucun de mes ordinateurs est allumé. Le NAS règle donc deux problèmes :

  • défaillance d’un disque dur
  • évite d’avoir un disque dur externe de sauvegarde par ordinateur.

Pour que ce soit efficace, il faut que mon ordinateur se connecte automatiquement aux disques réseaux de mon NAS (pour l’instant Music et TMMBP pour TimeMachine MacBook Pro). Or, Mac OS X permet la connexion automatique à un serveur au login mais pas à la connexion Wi-Fi. Par exemple, je voudrais qu’en rentrant chez moi du travail, mon ordinateur se connecte automatiquement au NAS pour lancer sa sauvegarde TimeMachine. Ce que ne permet pas Mac OS X nativement.

C’est là qu’entre en jeu ControlPlane. Il va permettre d'associer un comportement à un contexte. Pour ma part, je voudrais que mon ordinateur portable connecte automatiquement les disques réseaux de mon NAS quand je me connecte au wifi de mon logement. ControlPlane permet de le faire facilement.

Cependant, le NAS ne règle pas d’autres problèmes :

  • surtension électrique grillant l’ordinateur et le NAS (on peut régler ce problème par la présence d’un onduleur) ?
  • inondation, incendie, catastrophe naturelle et autres détruisant l’ordinateur et sa sauvegarde.
  • cambriolage : ordinateurs et sauvegardes seront alors volées (une solution est d'installer le NAS dans un endroit peu accessible, comme un grenier).

On comprend bien alors la nécessité d’au moins une sauvegarde déportée, c’est-à-dire qui n’est pas physiquement au même endroit que les données à sauvegarder.

Sauvegarde déportée

Le fait de mettre sur mon NAS toute ma bibliothèque musicale me stresse : je risque de tout perdre si mon NAS meurt. Donc il faut une solution pour sauvegarder mon NAS. J'ai cherché donc un moyen de sauvegarder mon NAS sur un site déporté. Une solution serait d'acheter un autre NAS, de le mettre chez un membre de ma famille et qui aura pour rôle de sauvegarder à distance le NAS chez moi. Cela pose plusieurs problèmes d'administration, de bande passante et de sécurité. Une autre solution serait de sauvegarder le contenu de mon NAS en ligne.

Premier solution : CrashPlan. J'utilise CrashPlan pour sauvegarder l'intégralité de mon ordinateur en ligne depuis quelques années. Malheureusement, après plusieurs essais infructeux, je n'ai pas réussi à installer CrashPlan sur mon NAS. En plus, CrashPlan est très lent et je ne supporte plus d'avoir une application Java sur ma machine. Je me suis donc rabattu sur une autre solution appelée iDrive qui semble être plus simple à installer et à utiliser.

Du coup, mes données sur mon NAS sont sauvegardées à distance sur les serveurs de iDrive ce qui me protège des vols/castastrophes naturelles/problèmes électriques/incidents en local. Evidemment se pose le problème de la vie privée avec l'intégralité de mes données stockées sur un serveur distant. iDrive dit que les données sont cryptées lors de l'envoi des données. Ceci étant, je n'en ai pas la preuve. Je suis, pour l'instant, prêt à accepter ce désagrément et cette perte de liberté.

Les mauvais produits d'Apple.

Nous avons déjà abordé à de multiples reprises les problèmes liés aux iPhone avec 16Go de stockage. Mais il existe d'autres produits qui ne respectent pas l'utilisateur. Apple devrait avoir honte de les vendre. J'ai l'impression que Tim Cook ne se rend pas compte du mal qu'il fait à la marque avec de tels produits.

Il faut admettre qu'il y a du mieux sur certains aspects. Par exemple, la plupart des Macs aujourd'hui ont suffisamment de RAM. Ce n'était pas toujours le cas, avec des prix pour les upgrades alors délirants. Cela s'est heureusement arrangé.

Idéalement, on devrait pouvoir conseiller à quelqu'un de pouvoir choisir n'importe quel produit de la gamme. Or à ce jour, si quelqu'un achète certains produits, il aura dépenser de l'argent pour rien, ou plus précisement pour un produit aux performances honteuses. Ce ne serait pas si grave si les prix n'étaient pas aussi exhorbitants, surtout en Europe avec des prix bien plus chers qu'aux Etats-Unis.

iPhone et iPad 16Go

L'espace de stockage de l'iPhone de base fait polémique depuis quelques années. Cela ne s'est pas arrangé. Non seulement 16Go de stockage est largement insuffisant pour n'importe quel téléphone, mais aujourd'hui cela devient ridicule. Comment utiliser un tel outil quand les derniers téléphones permettent de filmer en 4K et de prendre des films en même temps que les photos (Live Photos) ? Pour information, 15 minutes de films en 4K suffisent pour remplir un iPhone avec 16Go de disque...

Pour les iPad, le problème est similaire. La plupart des applications pour iPad pèsent plus d'1Go...

Macbook Pro 13 pouces sans écran Retina

Tout Macbook non retina et sans SSD est aujourd'hui une hérésie. En plus, il n'a que 4Go de RAM ! Je ne comprends pas que cette machine soit encore en vente. Il n'a aucune raison d'être là d'autant plus avec la concurrence du Macbook et du Macbook Air. Il ne mérite en aucun cas d'être appelé "Pro". C'est un produit d'un autre age.

MacBook Air avec 4Go de RAM

4Go de RAM est le minimum aujourd'hui. Or, maintenant les portables d'Apple ont la RAM soudée à la carte mère. Ce qui veut dire qu'il est impossible d'ajouter de la RAM après l'achat. Résultat : 4Go de RAM est insuffisant, ne serait-ce que pour les années à venir. Heureusement, les Macbook Pro Retina ont tous au moins 8Go de RAM.

iMac avec disque dur à plateaux et à 5400 tours/min

La moitié des iMac ont un disque dur d'ordinateur portable. C'est à dire qui tournent à 5400 tours/min à comparer avec les disques durs pour ordinateurs de bureaux qui eux tournent à 7200 tours/minutes. Vous pouvez donc mettre entre 1250€ et plus de 1700€ dans un ordinateur avec un disque dur outrageusement lent. D'autant plus lent quand on a gouté aux joies du SSD. Cela risque de dégouter des clients.

Guerre autour des bloqueurs de contenu

Depuis que Marco Arment a retiré son application de bloqueur de contenu Peace, c'est un peu la bataille rangée autour de ces logiciels. Marco Arment avait créé Peace qui est rapidement devenu le bloqueur de contenu le plus populaire. Au bout de quelques jours il a retiré son application de l'App Store. La raison est relativement simple : il ne voulait pas être connu pour être le créateur d'un bloqueur de contenu. De plus, il ne voulait pas devenir de fait le porte étendard de ce type de logiciel. Il croyait, à raison, qu'il y aurait beaucoup plus de compétition dans ce domaine. Il était très mal à l'aise avec sa position de force en temps que leader des bloqueurs de contenu sur iOS. Depuis, la polémique fait rage.

Rappelons que les bloqueurs de contenu permettent d'éviter à l'utilisateur de voir les publicités. Elles permettent aussi de facilité l'affichage de la page (en enlevant les publicités qui peuvent cacher une partie de la page) et d'accélerer l'accès. Enfin, le bloqueur de contenu empêche les sites de suivre les utilisateurs de page en page et ainsi protège leur vie privée. Ceci étant, la polémique vient principalement du blocage de publicité. Les propriétaires de sites d'actualités sont vent debout contre ces bloqueurs de contenu. La raison est simple : si un visiteur ne voit plus et/ou ne clique plus sur les publicités, les revenus des sites seront inexistants. La grande majorité des revenus de ces sites viennent de la pubilicité.

D'un autre côté, les consommateurs de news et certains sites défendent ces logiciels. La première raison est pratique : le web est beaucoup plus agréable à utiliser avec ces bloqueurs. Il est plus rapide et beaucoup plus lisible et agréable à utiliser. Il suffit de voir quelques exemples pour s'en persuader. La vérité est simple : depuis des années, les régies de publicité sur le web ont lentement et surement massacré la navigation en la rendant de plus en plus difficile. Les exemples ne manquent pas : les pop-up, les bannières animées, les vidéos qui se lancent automatiquement avec le son, les publicités qui se mettent au-dessus du contenu, etc. Tout cela force l'utilisateur à prendre des mesures radicales. Et je n'aborde même pas le sujet de la vie privée, qui est certainement le plus important. En effet, à chaque impression de publicité, à chaque clic sur un lien, l'utilisateur fourni à son insu un nombre incalculable d'informations personnelles à des sociétés qu'il ne connait pas.

Un chose est sûre : le web ne peut pas vivre sans l'argent de la publicité, c'est une évidence. Il faut un changement radical : les régies de publicité doivent respecter l'utilisateur si elles veulent que les utilisateurs ne bloquent pas ces publicités. Comment ? En ne faisant pas des publicités qui alourdissent les pages les rendant très lentes à télécharger. Certains articles pèsent au-dela des 10 Mo à cause des publicités, alors qu'ils pourraient pesés plus de 10 fois moins. Au niveau performance, au lieu d'attendre plus de 10 secondes qu'une page se charge, avec un bloqueur de contenu activé le temps d'attente tombe sous les 2 secondes. Il faut aussi limiter au maximum le suivi des utilisateurs.

D'ailleurs, Marco Arment avait eu des regrets concernant son application. Notamment parce qu'elle ne permettait pas d'afficher les publicités respectueuses.

AdBlock Plus, bloqueur de pub sur ordinateur de bureau, affiche certaines publicités qui lui paraissent respectueuses. Mais les dérives sont légions. Adblock Plus se fait payer pour laisser passer certaines pubs. Et cela arrive aussi sur iOS.

J'ai malheureusement le sentiment que c'est un peu trop tard. Les régies de pub ont toujours pris les utilisateurs pour des vaches à lait à qui on pouvait servir des pub de plus en plus intrusives. Et l'utilisateur aura du mal à se séparer de son logiciel anti-pub. Un solution serait le contenu natif : certains sites mettent des post qui sont une publicité. Ce n'est pas intrusif et c'est accepté par les utilisateurs à condition :

  • que ce soit spécifié clairement que c'est une publicité

  • que la publicité soit pour un produit en relation avec le site et son audience

  • que le produit mis en avant soit de qualité

On peut toujours rêver.

PS: suivant certains tests, deux bloqueurs de contenu sur iOS se démarquent : 1Blocker et Purify.

iOS 9

Le dernier système d'exploitation pour iPhone et iPad vient de sortir. Vous pouvez lire de nombreuses critiques le concernant. Je vous en conseille deux :

  • iMore qui a l'avantage d'avoir une petite vidéo qui accompagne le long texte

  • MacStories qui fait une critique complète du système, non sans rappeler les excellentes critiques de Siracusa de Mac OS X. Cette dernière est très exhaustive et a l'intérêt d'avoir été écrite complètement sous iPad. Cela démontre que cette plateforme peut être aussi une plateforme de travail, et non pas que de consommation de media.

Voici les quelques éléments qui je retiens de cette nouvelle version, c'est totalement subjectif et très tourné vers l'iPhone étant donné que je ne possède pas d'iPad.

Content blocker

Une des grandes fonctionnalités de iOS 9 est la possibilité d'installer des bloqueurs de contenu. Cela existe depuis longtemps pour les navigateurs pour PC. Cela permet d'éviter d'afficher des publicités sur des pages web afin de les rendre plus lisible et plus rapides au chargement. Cela permet aussi d'éviter d'être suivi continuellement pendant sa navigation.

Cette fonctionnalité fait déjà polémique sur le web. Les sites web qui vivent grâce aux revenus de la publicité sont très critiques vis à vis des bloqueurs de contenu. Certains parlent même de la mort de la presse en ligne gratuite. Marco Arment, que j'ai déjà présenté, avait même fait un bloqueur de contenu basé sur la base de données de Ghostery. Mais après le retour assez négatif de certains de ses amis travaillant dans des sites de news Mac, il a décicé d'enlever son application de l'App Store, alors qu'elle était numéro 1 des ventes.

Concernant les bloqueurs de contenu sur iOS, aucun n'est installé par défaut. Cependant, on en trouve beaucoup sur l'App Store dès le jour de sortie du système.

Avoir un bloqueur de contenu a beaucoup d'avantage sur une plateforme mobile. Outre le gain assez extraordinaire en vitesse (on a l'impression de surfer sur un nouveau web), il y a aussi d'autres avantages. D'abord en gain de vie privée, ainsi nous ne sommes plus suivi de pages en pages par des trackeurs indésirables. Ensuite, la RAM et la batterie sont moins utilisées pendant moins longtemps amenant des gains en batterie. Enfin, cela rend les sites internets beaucoup plus lisibles sans les publicités qui s'affichent au-dessus du contenu ou des vidéos qui se lancent toutes seules.

Je retiendrais deux bloqueurs de contenu : - Purify est le bloquer de contenu créé par le gestionnaire de uBlock, un bloqueur de contenu déjà existant sur PC. - Hide & Seek a un fonctionnement un peu différent. Son but n'est pas de bloquer l'apparition de publicité mais de maintenir votre vie privée et votre anonymat en utilisant les outils de Google et Bing. Vous pouvez ainsi être loggé sur un service Google sans pour autant que Google suive votre navigation.

Le blocage est aussi disponible dans les applications utilisant des navigateurs intégrés. Cela à condition d'utiliser le Safari View Controller. C'est une sorte de Safari vivant à l'intérieur d'une autre application, tournant sur un processus sécurisé et indépendant de l'application.

Safari

Beaucoup de changements ont été amenés au navigateur des iDevices. Il y a quelques raffinements bienvenus qui peuvent paraître anodins mais qui en pratiques viennent faire gagner beaucoup de temps. Par exemple :

  • En faisant un "tap and hold" sur le bouton de rechargement de la page, un menu s'affiche pour accéder à la version classique du site (non mobile) ou pour recharger la page sans le bloqueur de contenu.

  • Dans la partie extension de Safari, on peut enfin avoir la possibilité de rechercher une chaine de caractères à l’intérieur de la page.

  • En faisant un "tap and hold" sur la barre d'adresse, on peut directement faire un copier et aller à l'adresse copiée. Si ce que vous copiez n'est pas une adresse web, le texte se transforme en copier et rechercher pour rechercher directement sur votre moteur de recherche par défaut le texte copié.

SlideOver, Split View et Picture in Picture

Pour les derniers iPad : possibilité de faire du vrai multitasking avec avoir deux applications ouvertes en même temps.

Bref, avec le rythme d'une mise à jour par an, il ne faut pas attendre des bouleversements. Cependant, l'arrivée des bloqueurs de contenu ainsi que la possibilité de faire du multitasking sur iPad sont les bienvenus.

Apple TV 4

Quand Apple présente pour la première fois l'Apple TV (sous le nom de iTV), Steve Jobs indique que c'est "juste un hobby" pour Apple. Evidemment, c'était bien plus que cela. Mais cela démontre le cheminement d'Apple envers ce produit, une sorte d'expérimentation constante. En fait, l'objectif est relativement simple : essayer de gagner la guerre du salon. Tous les acteurs de l'électronique grand public veulent une place dans le salon du consommateur, en connectant leur produit à la TV.

Le monde a bien changé depuis la sortie du premier Apple TV en 2008 et depuis la dernière version en 2012, il est donc temps de sortir une nouvelle version. Ce sera sans doute le cas à la prochaine keynote le 9 septembre.

Retard à l'allumage

L'Apple TV 4 devait être présenté à la WWDC en juin dernier. Cependant l'annonce a été annulée semble-t-il à la dernière minute. Ce couac tient sans doute à un élément extérieur et un intérieur.

L'élément extérieur est la signature de partenaires, notamment les studios de cinéma et de télévision. L'Apple TV est un outil de consommation de films et de séries. Pour bien positionner son produit, Apple a besoin d'un catalogue conséquent. Le problème est que les majors du cinéma voient bien le poids qu'a pris Apple dans le domaine de la musique. Et ils ne sont pas prêt à donner autant de force à Apple dans le domaine du cinéma et de la télévision. Apple devait signer un contrat important avec quelques majors du cinéma en mai mais apparemment les discussions se sont arrêtées brusquement.

L'élément intérieur est iOS 9. La prochaine version de l'Apple TV aura le même système d'exploitation que les iPhone et iPad. Or, Apple a déjà assez de problèmes à gérer des mises à jours annuels d'iOS et de Mac OS X sans en plus ajouter du travail supplémentaire pour porter iOS 9 sur un écran de TV. Cupertino a donc décidé de concentrer ses ingénieurs sur iOS 9 pour iPhone et iPad.

iOS 9

La grande nouveauté sera donc l'adoption d'iOS 9 par l'Apple TV. Et surtout, enfin la possibilité d'installer des applications et donc des jeux. Cela va rendre l'Apple TV bien plus intéressant et polyvalent, à condition qu'Apple ne bride pas trop la créativité des développeurs.

Apple a lancé sa propre solution domotique : HomeKit. L'Apple TV aura un rôle crucial à jouer dans le succès de cette plateforme. Il sera sans doute le hub central auquel vont se connecter tous les accessoires compatible HomeKit.

Des jeux iOS sur grand écran

Cela fait quelques années que l'on peut afficher sur la TV un jeu qui tourne sur iPhone et iPad. Ceci étant, cette utilisation reste anecdotique. L'Apple TV 4 se tournera bien plus vers les jeux vidéo. Apple est historiquement très frileux en ce qui concerne les jeux vidéo, et pour cause... Cependant, la plateforme iOS est devenue de faite une plateforme incontournable pour les jeux vidéo. Apparemment, Tim Took a décidé de prendre ce média au sérieux.

Pour cela, l'Apple TV 4 aura une télécommande avec un gyroscope à l'intérieur avec aussi une zone tactile. Ainsi, il sera possible de jouer comme sur son iPhone mais en regardant l'action sur la TV. La télécommande aura aussi des boutons physiques. De plus, il sera possible de connecter des manettes en bluetooth, comme c'est déjà le cas sur iPhone/iPad.

Matériel

Au niveau hardware, il va y avoir pas mal de changement. Adieu le vieux processeur A5 asthmatique et bonjour le A8 de l'iPhone 6. Concernant la RAM, il faudra compter 1 Go (contre 512 pour la version précédente). Enfin pour la mémoire interne, on trouvera sans doute 32 Go (contre 8 pour la version précédente). On peut imaginer plusieurs versions différentes en fonction de la quantité de mémoire embarquée.

Pour ce qui est du design, pas trop de changement : l'Apple TV aura sensiblement la même forme, il sera juste peut-être un peu plus haut et un peu plus large.

Siri

La seule informations intéressante de la biographie officielle de Steve Jobs était qu'il avait avoué avoir "cracké la TV". C'est-à-dire qu'il avait trouvé le moyen pour changer la façon de regarder la TV. Tout le monde s'attendait à ce qu'Apple sorte une TV, mais on l'attend toujours. Ceci dit, un moyen relativement simple de révolutionner l'utilisation de la TV serait d'intégrer la voix. Ca se fait déjà depuis quelques années avec le Kinect de la Xbox One, et cela fonctionne très bien. On peut s'attendre donc à un fonctionnement similaire de l'Apple TV qui intégrera Siri.

Du contenu exclusif produit par Apple

A défaut de séduire les producteurs de contenu du cinéma et de la télévision, Apple n'a pas d'autre choix que de se transformer en producteur. Tous les concurrents le font : que ce soit Amazon, Netflix ou encore Microsoft, tous produisent des séries TV. Apple est un peu en retard dans le domaine. Mais avec le rachat de Beats, ils se trouvent en bonne position pour discuter avec les créatifs grâce notamment au talent de Iovine.

Prix

Le positionnement du prix est assez délicat. D'un côté, l'Apple TV est concurrencé par le Chromecast de Google et le Fire TV Stick d'Amazon qui sont très abordables (en gros 30$). Et de l'autre côté, l'Apple TV va concurrencer les consoles de dernières générations comme la Xbox One (très centrée TV) et la PS4 qui coutent 400$.

L'Apple TV sera plus évolué que le Chromecast mais moins puissant qu'une PS4. Le prix sera donc entre les deux. C'est à dire entre 150 et 200$. Il ne serait pas surprenant d'avoir un système de prix différent en fonction de la quantité de stockage embarquée, comme pour les iPhone/iPad.

Le Pete Best des années 90

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Pete Best est le batteur original des Beatles. Il a quitté le groupe juste avant leur succès phénoménal. On ne peut imaginer les regrets du type.

Ceci étant, il en a quand même profité. Il a enregistré un album qu’il a intitulé "Best of The Beatles". L’album s’est très bien vendu, les acheteurs pensant que c’était un "Best of" des Beatles.

Nous avons appris l’équivalent pour les années 90. Il s’appelle Jason Everman et pour la plupart d’entre vous vous en avez jamais entendu parlé. Et pourtant, il a fait parti de deux groupes les plus important des années 90.

Dans un excellent article, le New York Times raconte son histoire fascinante. Il a été le second guitariste de Nirvana juste avant leur succès fulgurant. Il a été viré. Puis il est devenu le bassiste de Soundgarden, juste avant leur succès grand public. Puis il a été viré.

Après deux énormes déception, il est entré dans l’armée où il est devenu une sorte de légende, non pas à cause de son passé de presque rockstar, mais pour son engagement militaire.

Je ne suis pas sur que j’aurais pu me remettre d’avoir été viré des deux plus grands groupes des années 90.

Il s’en ait en tout cas mieux sorti que la plupart des rock stars de l’époque. Long vie à Jason Everman.