Oscar Piastri : un champion discret

F2 : antichambre de la F1

Oscar Piastri est un des rares pilotes de F1 que je suis depuis les petites catégories, et cela complètement par hasard. En effet, j’ai commencé à suivre la F2 grâce à l’arrivée du fils de Michael Schumacher, Mick. J’avais hâte de voir ce qu’il allait faire et s’il avait ce qu’il fallait pour entrer en F1.

Mick Schumacher en F2 chez Prema.

Et à l’époque, il a eu un début de saison poussif, se faisant souvent bousculer par Robert Shwartzman. Mais au fur et à mesure des Grand Prix, Mick a su prendre le dessus pour au final gagner le titre de champion de F2. Ensuite, j’ai continué à suivre la F2 et je me disais que Shwartzman serait certainement champion en 2021, étant donné ce qu’il avait démontré en 2020.

C’était sans compter Oscar Piastri, tout juste champion de F3, qui arrive comme coéquipier de Shwartzman et qui le dominera, lui et tous les autres, surtout sur la deuxième partie de saison.

Dur d’être rookie

Non seulement Oscar Piastri avait dominé la saison, mais il l’avait fait lors de sa toute première année en F2. Et ce de manière beaucoup plus impressionnante que le fils de Michael Schumacher.

Oscar Piastri en F2 chez Prema.

J’avais été impressionné par sa maturité, son calme et son assurance. Il avait pris beaucoup moins de temps que Mick pour s’acclimater à la nouvelle série, pour finir en alignant quatre victoires d’affilée.

Il faut dire qu’il est très rare pour un débutant, ou rookie, de gagner à sa première participation. La plupart des champions de F2 font une première saison pour s’acclimater, pour ensuite gagner la saison suivante. Pas Piastri. Et c’est souvent, pas tout le temps, le signe d’un excellent pilote capable d’aller en F1. C’était le cas pour Mick Schumacher qui n’a malheureusement pas réussi en F1 par la suite, même si je pense qu’on ne lui a pas vraiment laissé sa chance, Haas étant une équipe, et une voiture, compliquée…

Par exemple, Charles Leclerc, ainsi que George Russell, étaient aussi champion de F2 en tant que rookie. Il faut dire aussi qu’il faut avoir la bonne équipe. Le fait qu’ils soient champions en F2 dès la première année, donc avec la bonne équipe, démontre aussi d’une certaine manière qu’ils ont impressionné dans les séries précédentes.

Il avait fait la même chose en F3

C’est le cas d’Oscar Piastri. Quand il arrive en F2, il est non seulement champion de F3, mais il l’a été en étant rookie. Seul Gabriel Bortoleto, actuel pilote Sauber, a lui aussi été champion F3 et F2 en étant rookie.

Mais revenons à Piastri. Il a commencé sa carrière en pilotant des voitures télécommandées, comme Lewis Hamilton ! Et comme Hamilton, il est suivi de près très tôt. Il entre dans Renault Sport Academy (devenue Alpine Academy) avant même qu’il soit champion de F3.

Fernando Alonso, qui sourit en pensant au bordel qu’il a mis chez Alpine.

Puis il se passa le psychodrame, orchestré en partie par l’inénarrable Fernando Alonso, qui le libérera d’Alpine pour finalement rejoindre McLaren. Il faut se rendre compte qu’en 2022, Alpine avait sous contrat Fernando Alonso, qu’on ne présente plus tant son palmarès, son expérience et sa grinta parlent pour lui, ainsi qu’Oscar Piastri, reconnu dans le paddock déjà à l’époque comme sans doute le plus grand espoir actuel pour la F1. Et en quelques jours, Alpine a tout perdu. Cette équipe est fascinante, il faut l’admettre…

Déjà dans la légende

Bien que déjà en tête du championnat, je n’ai croisé aucun fan d’Oscar Piastri au Grand Prix d’Espagne cette année. Et pourtant, j’étais présent pendant les trois jours. Il y avait beaucoup de fan de McLaren, mais tous étaient pour Norris. J’étais le seul avec ma casquette 81, les autres portaient fièrement le numéro 4.

Moi, seul fan avec une casquette 81 au GP d’Espagne 2025.

Sans doute qu’il est plus difficile pour un fan australien de venir en Europe mais on n’est pas obligé de venir d’Australie pour apprécier le talent du bonhomme.

Cependant, Piastri est bien vu dans le paddock. Par exemple, j’avais été très surpris quand dans la série Drive To Survive, à la question quel pilote vous prendriez dans votre équipe entre Norris et Piastri, les Team Principal interrogés avaient répondu Piastri. Alors oui, je sais que Drive To Survive n’est pas à prendre au sérieux, et que, sans doute, d’autres avaient répondu Norris et qu’ils n’ont pas été diffusés, mais c’était surprenant. D’autant plus que Norris a toujours été bien vu en F1, dès ses débuts. Cela démontre juste que le paddock respecte le jeune australien.

Après une premier saison 2023 prometteuse, Piastri était tout de même fortement en retrait par rapport à Norris. Tant au niveau des qualifications qu’en rythme de course. Il était moins bon partout et il avait des difficultés sur la gestion des pneus.

En 2024, il démontre qu’il a tout pour être champion du monde. Non seulement il s’est amélioré partout, notamment sur la vitesse pure en qualification et sur sa gestion de pneu, mais il est aussi d’une régularité légendaire.

En effet, il fait parti des quatre pilotes dans l’histoire de la F1 à avoir effectué tous les tours d’une saison. Il rejoint Michael Schumacher qui a réussi cela en 2002, Lewis Hamilton en 2019 et Max Verstappen en 2023.

Cependant, Oscar Piastri était toujours en retrait par rapport à Norris en course, notamment sur sa compréhension des pneumatiques et de leur fenêtre d’exploitation.

Une saison 2025 pour l’instant exemplaire

J’étais curieux de voir ce qu’il allait faire cette saison. J’ai toujours eu peur qu’il atteigne un plafond de verre. Eh bien, ce n’est absolument pas le cas. Cette année, il est au minimum au même niveau que Norris partout, en qualification et en course, voire peut-être légèrement au-dessus.

Piastri en tête, devant Norris. Photo que j’ai prise au GP d’Espagne 2025.

Mais surtout là où il fait la différence, c’est sur la régularité. À part en Australie où il fait une erreur et se sort (et encore, dans des conditions extrêmes où des pilotes très expérimentés ont fait de plus grosses erreurs), Piastri a été presque parfait jusqu’à présent. Là où Norris multiplie les petites erreurs jusqu’à perdre un peu confiance.

Cependant, la saison est encore longue et rien n’est gagné pour Piastri. Mais le fait qu’il domine son coéquipier est déjà assez exceptionnel. Rappelons que sa première victoire est arrivée l’année dernière, après juste une saison et demi et 35 GP.

Les médias ont beaucoup parlé de Kimi Andrea Antonelli mais je suis prêt à parier que l’australien aura une plus belle carrière en F1.

Christian Horner pourrait racheter Alpine avec des fonds saoudiens

Christian Horner était à la tête de Red Bull depuis 20 ans et il vient d’être remercié sans ménagement. Quel avenir pour l’un des plus grand Team Principal (TP) de l’histoire ?

Christian Horner en Arabie Saoudite lors du Grand Prix de Jeddah.

Une lutte de pouvoir sans merci

Comme dans n’importe quelle écurie, ou entreprise, Red Bull est en proie à des tensions internes nourries par les ambitions concurrentes de chacun. Cela fait des années que Jos Verstappen, papa pilote aigri et psychopathe du fabuleux Max, ne cesse de critiquer Horner dans le but clair de le voir partir.

Le docteur Helmut Marko, appelé docteur parce qu’il a une thèse en droit, a toujours été, lui aussi, critique vis-à-vis d’Horner. Cependant, Christian Horner semblait totalement intouchable, tant son aura et influence était grande au sein de l’équipe. Malheureusement, la mort de Dietrich Mateschitz fin 2022, patron de la marque Red Bull et protecteur en chef d’Horner, va tout changer.

Newey, Horner et Marko : la Dream Team qui a volé en éclats.

Cette disparition va déséquilibrer les forces en présence, chacun essayant de tirer profit de la situation. Au final, Horner est la victime de cette réorganisation mais il est aussi, en partie, responsable de son départ.

Une période difficile

Les résultats de Red Bull ne sont pas à la hauteur des attentes depuis maintenant un an. Mais ce n’est pas la première fois que l’écurie est dans une mauvaise passe. On se rappelle par exemple les saisons de 2014 à 2018 qui n’étaient pas fameuses. Un autre élément primordial a été le psychodrame qui a terni la réputation de Christian Horner. Je ne vais pas m’attarder sur ses comportements jugés inappropriés, mais cela a été le déclencheur de beaucoup de choses.

Adrian Newey a, par exemple, peu apprécié cet épisode et cela l’a sans doute persuadé de choisir un dernier défi chez Aston Martin. De plus, il est reproché à Horner d’avoir laissé partir un nombre important de cadres de l’écurie. Jonathan Wheatley est parti chez Audi pour être directeur sportif. Dan Fallows s’occupe maintenant de l’aéro chez Aston Martin et enfin Rob Marshall, numéro 2 de Newey, a sans doute une grande responsabilité dans le succès récent des McLaren. Enfin, les incessantes rumeurs parlant de Max Verstappen quittant Red Bull pour l’ennemie Mercedes n’ont pas aidé.

Red Bull a été construite par Horner

Rappelons que Red Bull est arrivé en F1 en achetant, pour une livre symbolique, l’écurie Jaguar détenue par Ford. À l’époque, cela avait fait beaucoup de bruit. Que venait faire un fabricant de boissons sucrées dans la F1 ? L’écurie Red Bull était alors moquée ouvertement par tout le paddock. On les appelait les vendeurs de canettes.

Et j’avoue que j’en faisais partie : j’avais du mal à comprendre ce qu’ils venaient faire là.

Christian Horner aussi était moqué. Il était le plus jeune Team Principal de l’histoire à 31 ans (record qui tient toujours à ce jour) et n’avait pas d’expérience en F1. Mais il a démontré par la suite à quel point il était fait pour ce métier. Une des premières décisions a été d’embaucher Adrian Newey. Même s’il est considéré comme un génie, sans doute le meilleur designer de F1 de l’histoire (même si j’ai une petite préférence pour Gordon Murray et que je suis en admiration devant le travail de John Barnard), ce n’était pas le cas à l’époque.

Bien qu’ayant dessiné des voitures championnes du monde pour Williams et McLaren, ses récents déboires, avec la MP4/18 qui ne courra jamais, avaient fini de ternir sa réputation. Le paddock souriait avec contentement de voir le nouveau venu Red Bull payer une fortune pour un designer qu’il croyait bouilli.

La très fragile McLaren MP4/18, échec d'Adrian Newey.

Mais le paddock s’était trompé. Non seulement l’écurie Red Bull a commencé à avoir des résultats rapidement, avec un titre de champion du monde dès 2010, soit cinq ans après leur arrivée, mais le groupe a démontré sa légitimité en F1. D’abord en imposant une forte présence avec l’achat d’une écurie secondaire, Minardi, renommé Torro Rosso. Mais aussi en restant en F1 tout en ayant des résultats.

Car les vendeurs de canette sont restés en F1, eux. Alors que les constructeurs historiques avaient beaucoup plus de légitimité, ils n’ont pas respecté la F1, partant dès que les résultats ne suivaient pas ou à la première crise économique. Red Bull est restée, quand Toyota est venue puis reparti. Quand BMW est venue puis repartie. Quand Honda est venue, puis repartie, puis revenue, puis repartie pour encore revenir. Quand Renault est revenue, puis partie, puis revenue, puis transformée en Alpine et qui partira certainement bientôt.

Toyota et BMW ont rapidement abandonné la F1, pas Red Bull.

Bref, Red Bull a vu passer des concurrents et les a toutes battues, même les plus illustres. Et cela, en grande partie grâce à Christian Horner qui a bâti l’écurie Red Bull en intégralité, en l’organisant pour la performance et en choisissant tous les hommes.

D’ailleurs, j’en profite pour souligner que son départ s’est fait dans des conditions qui manquent cruellement d’élégance. Mis dehors sans ménagement, entre deux grand prix : Horner méritait mieux.

Un bilan mythique

Car oui, Christian Horner a un palmarès extraordinaire. Et je dis cela alors que je n’aime pas du tout le personnage et que je ne suis pas fan de l’écurie. Mais les chiffres parlent pour eux : 8 titres de champion du monde des pilotes, 6 titres de champion du monde par équipe, et cela, en 20 ans. Seul Ron Dennis fait mieux, mais en 30 ans.

Les trophées de Red Bull : tous gagnés sous la direction de Christian Horner.

Si Christian Horner n’est pas le meilleur Team Principal de l’histoire de la F1, il figure incontestablement parmi les plus grands, aux côtés de légendes comme Ron Dennis et Jean Todt. Avec un moteur plus compétitif entre 2014 et 2018, son palmarès aurait sans doute été encore plus impressionnant.

Quelle suite pour sa carrière ?

Étant en F1 depuis 20 ans, on n’oublie que Christian Horner est encore jeune, il n’a que 51 ans. Non seulement il a été le plus jeune Team Principal de l’histoire de la F1, mais il est encore aujourd’hui l’un des plus jeunes. Toto Wolff (Mercedes), Andrea Stella (McLaren), Frédéric Vasseur (Ferrari) et Andy Cowell (Aston Martin) sont plus vieux que lui.

Il serait surprenant que sa carrière s’arrête maintenant, d’autant plus quand on connait son caractère et son ambition sans limite. Et puis, son profil, ses compétences et surtout son expérience doivent faire saliver plus d’une équipe. Alors, que va-t-il faire à l’avenir ?

Il faut se rendre compte qu’Horner a perdu la bataille chez Red Bull sans doute parce qu’il n’avait aucune part de l’écurie. Il n’en était pas propriétaire, même en partie : il n’était qu’un simple employé. Nul doute qu’il voit la position, et la fortune, de Toto Wolff, qui a des parts importantes dans Mercedes, avec envie. Ainsi, Horner n’est pas bête et il a tiré les leçons de son échec. S’il revient en F1 en tant que TP, il ne le fera que s’il possède des parts pour ancrer sa position.

Nous avons appris que Ferrari l’avait approché avant l’arrivée de Vasseur. Est-ce une possibilité maintenant ? Je ne le crois pas. Vasseur vient de signer un nouveau contrat (même si cela ne veut pas dire grand-chose dans ce milieu). Mais surtout, je ne vois pas Ferrari lui donner des parts de l’entreprise. Qui dit pas de part, dit au final peu de pouvoir et Horner exige les pleins pouvoirs. De plus, Horner est fondamentalement anglais, donc je ne le vois pas à la tête d’une écurie latine. Et cela lui demanderait aussi de partir de l’Angleterre. Pas sûr que cela l’enchante.

Rachat d’écurie

Une solution que je vois pour lui est la suivante. Nous savons qu’Alpine est en eaux troubles avec l’arrêt de la production de son moteur et le départ du CEO de Renault. Nul doute que si quelqu’un arrivait avec une offre d’achat intéressante, de l’ordre de plusieurs milliards de dollars, Renault accepterait de vendre.

Voici le scénario que j’ai en tête. Nous savons que l’Arabie Saoudite a exprimé sa volonté d’avoir sa propre écurie en F1. Son investissement récent, avec le sponsoring d’Aramco (compagnie pétrolière publique saoudienne), va dans ce sens. Il semble que les saoudiens veulent suivre la stratégie du Qatar en investissant dans le sport afin d’accroitre leur influence. N’oublions pas que Cristiano Ronaldo joue en ce moment dans le championnat saoudien, parmi d’autres stars. Je serais Christian Horner, je ferais un petit tour à Riyad pour monter un projet sérieux.

Christian Horner est ami avec Flavio Briatore, patron de l’écurie Alpine. Ainsi, ils pourraient se mettre d’accord pour sortir l’écurie de la crise permanente dans laquelle elle se trouve.

Pour Renault, vendre son écurie de F1 pour plusieurs milliards à un groupe sérieux et mené par Christian Horner ressemble à une belle porte de sortie. C’est toujours mieux que de vendre à la famille Mazepin…




Les "ordinateur-clavier" : un format disparu

Il y a un format d’ordinateur qui a complètement disparu : celui des ordinateur-clavier. Apple a d'ailleurs commencé ainsi avec l'Apple II. C’est un format qui, à mon sens, mérite qu’on s’y attarde et qu’on réfléchisse à un éventuel come-back. Ne dit-on pas que la mode est cyclique ? Avec le retour en grâce des années 80/90, ce format d’ordinateur pourrait bien revenir. Il s’agit d’un ordinateur intégralement situé dans le clavier. Ainsi, moins de câbles (juste pour l’alimentation et l’écran) et pas de tour.

Le plus vénérable des ordinateur-clavier est évidemment le Commodore 64, qui reste encore à ce jour l’ordinateur le plus vendu de l’histoire.

Pendant des années, ce format était très populaire, voire même dominant sur le marché. On pense notamment à la série des Amstrad CPC, des Atari ST ou encore les merveilleux Amiga (vaincra !). Pour ma part, mon premier ordinateur (si l’on ne compte pas mon Ordimini…) était un Atari 520 STe qui avait ce format spécifique.

Alors, pourquoi ne pas relancer ce format ? Par exemple, avec un Mac mini intégré dans un clavier comme dans ce concept ? D’ailleurs, Apple a déjà déposé un brevet en ce sens. Avec les derniers processeurs Mx, économes en énergie et chauffant peu, il serait possible de faire un ordinateur de ce type dans un format assez ramassé.

C’est d’autant plus intéressant qu’il existe déjà un marché : on peut trouver des MacBook Pro vendus sans écran, utilisés ainsi comme des vieux Atari ST… MacGeneration avait d'ailleurs testé un exemplaire. Actuellement, il existe un ordinateur avec ce format : le Raspberry Pi 400.

Transformer Firefox en un clone d'Arc

J’aime beaucoup le navigateur Arc. Il est bien pensé avec de bonnes idées, toutes pas très nouvelles mais qui mises ensemble font d’Arc un navigateur très agréable à utiliser. Cependant, il utilise le moteur de rendu de Chrome. Or, la main mise de Google sur le web devient de plus en plus préoccupante. Je n’aime pas utiliser un navigateur fait en grande partie par un géant du web peu soucieux de la vie privée de ses utilisateurs.

La dernière décision en date de punir les utilisateurs de YouTube qui utilisent Firefox est ce qui me pousse à essayer d’éliminer Chrome de ma vie. De plus, à partir de juin 2024, Chrome limitera drastiquement l’efficacité des bloqueurs de publicité. Décision d’autant plus problématique que le web aujourd’hui est un enfer si on n’utilise pas de bloqueurs de publicité. Et je ne parle même pas des problèmes de vie privée provoqués par le suivi publicitaire.

Ainsi, je veux recommencer à utiliser Firefox en essayant de le modifier afin de retrouver ce qui me plaisait chez Arc :
- Conteneurs de compte : suivant les espaces, je peux être connecté à des comptes différents, même pour un même service.
- Spaces : les onglets sont regroupés en « espace », ce qui permet d’organiser ses onglets entre des recherches ponctuels et des espaces de lecture, travail, projet, etc.
- Onglets à gauche renommables : chez Arc, les onglets sont dans la partie gauche de la page et non en haut. Cela permet de mieux les voir, notamment leurs noms. De plus, les onglets étant renommables, cela permet aussi une meilleure visualisation.
En ayant cette liste en tête, je me suis affairé à modifier Firefox, principalement à l’aide d’extensions, afin qu’il coche toutes les cases.

Conteneurs de compte :

Rien de plus simple, il y a une extension officielle pour cela. Par défaut, elle propose les conteneurs Personnel, Professionnel, Bancaire et Shopping. Il est évidemment possible d’en ajouter, de les modifier ou de les supprimer. C’est parfait. Il suffit ensuite de faire un clic-droit sur un onglet et de sélectionner un conteneur pour qu’il soit ouvert avec un certain compte. On peut même associer un VPN ou un proxy pour chaque conteneur.

Gestion des espaces

J’ai utilisé l’extension Sidebery pour cela. Cependant, sachez qu’il en existe d’autres qui font le même travail comme Simple Tab Groups ou Tree Style Tab mais je ne les ai pas testés.
Sidebery permet donc de créer des espaces différents, fonctionnant de manière similaire à Arc. On peut donner un nom et une icône à chaque espace. Ils apparaissent sur le côté gauche mais il est possible de modifier sa position dans les réglages (qui sont pléthoriques).

D’ailleurs, dans le menu Snapshot des réglages de Sidebery (dans la partie Settings), n’oubliez pas de mettre un interval pour les auto-snapshot, sinon votre organisation sera perdue.
Cependant, malgré la présence de toutes les pages dans barre latéral de Sidebery, tous les onglets apparaissent dans la barre des onglets au-dessus des pages. Cela fait doublon. Néanmoins, cacher cette barre d’onglets demande une manipulation un peu plus complexe que le simple fait d’ajouter une extension. Je me suis grandement inspiré de cet article.

Il faut modifier la configuration de Firefox :
- ouvrir la page about:config
- rechercher le réglage appelé toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets
- Modifier sa valeur afin qu’il soit vrai (true)
- ouvrir la page about:support
- chercher la partie Dossier de profil et cliquer sur le bouton Afficher dans le Finder
- créer alors un sous-dossier appelé chrome
- dans ce dossier chrome, créer un fichier appelé userChrome.css (cela permet de modifier l’apparence de Firefox)
- modifier le fichier userChrome.css avec un éditeur de texte et copier/coller le texte suivant :

.tabbrowser-tab {
  visibility: collapse;
}
.titlebar-button {
  height: 27px !important;
}
#nav-bar {
  margin-top: -42px;
  margin-right: 140px;
  margin-left: 60px;
  box-shadow: none !important;
}

#sidebar-header {
  visibility: collapse !important;
}

[uidensity="compact"]:root .titlebar-button {
  height: 32px !important;
}
[uidensity="compact"]:root #nav-bar {
  margin-top: -32px;
}

#titlebar-spacer {
  background-color: var(--chrome-secondary-background-color);
}
#titlebar-buttonbox-container {
  background-color: var(--chrome-secondary-background-color);
}
.titlebar-color {
  background-color: var(--toolbar-bgcolor);
}

#main-window[inFullscreen="true"] #sidebar-box,
#main-window[inFullscreen="true"] #sidebar-box + splitter {
    visibility: collapse;
}

#sidebar-box #sidebar-header {
  display: none !important;
}

Il suffit ensuite de redémarrer Firefox et normalement la barre d’onglets a disparu. En cas de soucis, il suffit de supprimer le fichier userChrome.css et de redémarre Firefox.

Globalement, ce Firefox ainsi modifié fonctionne en partie comme Arc. C’est beaucoup moins soigné que l’original, mais cela me va pour l’instant.

Nolotec Podcast

C’est avec joie que j’annonce mon nouveau projet qui fait suite à mon livre : un podcast sur l’histoire d’Apple. Voici les liens pour s’y abonner :

Un nouvel épisode sera disponible un jeudi sur deux, le premier épisode sortant le jeudi 20 octobre 2022. Vous pouvez dès à présent écouter la bande-annonce.

Dans cette première saison, j’aborde les débuts d’Apple, l’Apple II, le Lisa, le Macintosh, le départ de Steve Jobs, le Macintosh Portable, le Newton, les PowerBook, la lente chute d’Apple, le retour de Steve Jobs et bien d’autres choses encore…
Cette première saison aura 19 épisodes d’une durée allant de 20 à 30 minutes. Elle s’arrêtera à l’année 2000.

Micros coupures de son en Bluetooth sur Mac

Problème

Depuis quelques mois, je subis des micros coupures de son quand j’écoute de la musique en Bluetooth sur mon Mac, que ce soit avec AirPods ou avec d’autres casques Bluetooth. Les coupures sont fréquentes (facilement plus d’une dizaine de fois par heure, parfois plusieurs fois dans la même chanson…) mais très courtes (moins d’une seconde). Mais c’est assez pour vous gâcher le plaisir d’écouter de la musique.

Solution

Apparemment, cela serait dû à un bug associé à une nouvelle fonctionnalité de macOS Monterey. En effet, avec Monterey, le Mac peut devenir le récepteur d’un flux AirPlay. Ainsi, pour régler le problème, il faut désactiver cette option. Pour cela : Préférences Système > Partage > Décocher la dernière option Récepteur AirPlay.

Depuis que j’ai décoché cette option, je n’ai pas de micros coupures. Parfait.

L'histoire d'Apple : 45 ans d'innovation

Je suis très heureux de vous annoncer que mon livre, L'histoire d'Apple : 45 ans d'innovation, est en pré-commande chez mon éditeur Omaké Books ! C’est une refonte complète des volumes 1, 2 et 3 de mes précédents livres auxquels j’ai ajouté un volume 4 (L’extraordinaire ascension : 2001-2011) et un volume 5 (L’après : qui concerne Apple après la mort de Steve Jobs). C’est un beau bébé de plus de 350 pages.

Je suis d’autant plus content que j’ai toujours été un grand admirateur du fondateur d’Omaké Books, Florent Gorges.

Le livre est en pré-commande et sera disponible à partir du 7 octobre 2021.

Suivez-moi sur Twitter où je posterai régulièrement des anecdotes issues de mon livre (ou qui n’ont pas fait le cut…) pendant la semaine.